L’Elevage, un enjeu majeur pour le Département

Agriculture
Déploiement de la fibre


L’Elevage, un enjeu majeur pour le Département


L’élevage représente 14,6 % de l’économie agricole de l’Yonne. Mais ce secteur d’activité subit l’impact de l’ouverture des marchés et des changements d’habitudes alimentaires. Le Département apporte un soutien à la filière dans le respect de la loi qui encadre ses compétences. Que seraient nos campagnes sans vaches, moutons, cochons et volailles ?

Il est source d’emplois et de valeur ajoutée dans les territoires, permet une alimentation de qualité en circuits courts et participe à la préservation des paysages naturels. Le secteur de l’élevage souffre et appelle au soutien des pouvoirs publics. Colette Lerman, vice-présidente en charge de l’environnement, de l’agriculture et de l’alimentation, détaille les aides apportées par le Département.

Lors du récent « Sommet de l’élevage » qui s’est tenu à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), les chambres d’agriculture ont tiré le signal d’alarme quant à la situation de l’élevage français. Qu’en est-il ?

Colette Lerman. Le déclin n’est pas nouveau, mais il s’accélère et touche la quasi-totalité des filières. L’érosion du cheptel est de 6 % pour les bovins en cinq ans, de 21 % pour l’élevage porcin en 20 ans et de 50 % pour les ovins en quarante ans. Une situation qui s’explique par l’ouverture des marchés mais aussi par un changement d’habitudes. En quarante ans, la consommation de viande a diminué de 15 kg par habitant, le climat actuel de « discrédit » envers l’élevage étant en partie responsable de la baisse de cette consommation (un quart des Français se disent « flexitariens »(1)). Mais la production bovine française baisse plus vite que sa consommation, obligeant la France à importer de la viande industrielle pour satisfaire la demande intérieure. Un quart de la viande bovine est ainsi malheureusement importée

En quoi le maintien de l’élevage constitue-t-il un enjeu majeur ?

C.L. Il représente non seulement un enjeu économique, mais aussi un sujet d’aménagement du territoire et environnemental. Cette filière est source de valeur ajoutée et d’emplois dans nos territoires. Elle valorise en outre plus de 60 000 hectares de prairies permanentes dans l’Yonne qui forment de véritables puits de carbone et sont gages de biodiversité. Au moment où tous les pays parlent de souveraineté alimentaire, les professionnels de la viande bovine attendent un « soutien affirmé des pouvoirs publics » pour enrayer le déclin de la production française. Dans l’Yonne, où l’élevage est très présent, l’ensemble de la filière est touchée : les éleveurs, les abattoirs qui sont fragilisés, les vétérinaires dont le nombre diminue, les boucheries artisanales qui disparaissent. Dans ce contexte cependant, les professionnels résistent bien dans l’Yonne.

Le Département de l’Yonne soutient la filière de l’élevage, dans les limites que la loi lui impose(2). De quelle façon ?

C.L. Le Département apporte depuis de nombreuses années son soutien à la profession à plusieurs niveaux : aide à la modernisation des bâtiments d’élevage, subvention aux actions de prévention sanitaire via le groupement de défense sanitaire, aide à l’installation de vétérinaires. Le Département peut également apporter une aide aux communes pour conserver un commerce, dont une boucherie, dans le cadre du Pacte Territoires. De plus, en liaison avec la Chambre d’agriculture, il fait la promotion des producteurs locaux de qualité, et facilite les circuits courts à destination de la restauration collective des collèges et des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad)(3). À côté de cela, des professionnels, éleveurs, artisans bouchers, font vivre leur territoire et ne ménagent pas leurs efforts pour apporter aux habitants de l’Yonne une production de qualité.

(1) Qui consomme occasionnellement de la chair animale.

(2) La loi NOTRe (portant sur la Nouvelle organisation territoriale de la République), promulguée le 7 août 2015, a redéfini les compétences des collectivités.

(3) Via la plateforme agrilocal89.fr

Colette Lerman, vice-Présidente en charge
de l’environnement, de l’agriculture et de l’alimentation

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