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Bio Bourgogne

Bio Bourgogne aide au développement des circuits courts

Bio Bourgogne aide au développement des circuits courts

L’agriculture biologique répond à différents enjeux de territoire : qualité de l’eau, préservation de la biodiversité, lutte contre le changement climatique, relocalisation des systèmes alimentaires… Quand agriculture rime avec écologie.

Photo ci-dessus :  Elie Manier a commencé à vendre des "paniers de saison" en 2004. Adepte de la vente directe, il livre chaque semaine à domicile un assortiment de légumes du jardin (une dizaine de variétés par panier) sans possibilité de choix, au prix de 18 € pour un panier en abonnement et de 23 € pour un panier occasionnel. Installé à Thury, il est également présent sur le marché de Toucy le samedi matin. Il a choisi d’adhérer à Bio Bourgogne "pour être tenu informé, avoir des formations et faire partie d’un réseau professionnel".

Les paniers de saison
1, rue des deux Moulins
Moulery, 89520 Thury
Tél : 03 86 74 75 33
→ www.paniers-de-saison.com

DEPUIS PLUS DE 30 ANS, L’ASSOCIATION BIO BOURGOGNE PROMEUT ET ANIME, avec les groupements d’agrobiologistes départementaux (le Gaby dans l’Yonne), le développement de l’agriculture biologique en Bourgogne. Elle répond aux besoins et aux attentes des producteurs et des acteurs impliqués, et contribue à la mise en place de systèmes biologiques cohérents, durables et solidaires. Bio Bourgogne s’inscrit dans un réseau national et travaille autour de deux grandes missions : la représentation des producteurs bio auprès des pouvoirs publics et des organisations régionales, et la mise en œuvre d’actions de développement (information et sensibilisation, accompagnement des producteurs en conversion, conseils techniques, appui aux filières de commercialisation…).

"Bio Bourgogne compte 24 salariés et est organisé en deux pôles opérationnels, explique son directeur, Laurent Barle. Un pôle technique dont les services couvrent l’ensemble des secteurs de production (viticulture, maraîchage – plantes médicinales - arboriculture, grandes cultures et élevage) et un pôle filières et territoires qui vise à accompagner les exploitants dans la mise en marché de leur production". Bio Bourgogne est également impliqué dans des actions de préservation des bassins d’alimentation de captage en eau potable, avec notamment une incitation forte de l’Agence de l’eau Seine Normandie par des aides en matière de grandes cultures.

LE BIO DANS LES CANTINES

Les circuits courts ou de proximité sont en développement, en lien avec les collectivités territoriales : "Nous avons un partenariat historique avec les Conseils départementaux, et de plus en plus de partenariats avec les communautés d’agglomération et les communautés de communes", poursuit Laurent Barle. La bio entre dans les projets de territoires. "Avant même la loi Egalim (1), l’introduction de produits bio était déjà une demande de la restauration collective, et nous avons des exemples de cantines qui fonctionnent en 100 % bio, souligne Julien Bourgeois, le président du Gaby. Si l’on veut répondre à la demande régulière de plusieurs établissements, il faut fédérer les agriculteurs et nous sommes là pour aider à ces mises en réseau et à ces regroupements. Par exemple, via la plateforme régionale de vente de produits bio pour la restauration collective "Manger bio Bourgogne Franche Comté"(2)".

Bio Bourgogne

UN PHÉNOMÈNE STRUCTUREL

L’agriculture biologique connaît une croissance à deux chiffres : plus 18 % pour la surface agricole utilisée (SAU) entre 2018 et 2019, et plus 14 % pour le nombre d’exploitations. Soit 43 401 ha bio ou en conversion (9,9 % de la SAU) et 467 fermes bio (15 % des exploitations icaunaises) au 6 janvier 2020. Des chiffres qui s’expliquent par des aides incitatives (leur devenir dans la Politique agricole commune, revue en 2021, n’est pas connu) corrélées à un prix du marché des céréales conventionnelles bas. Mais pas que… "On observe un phénomène plus profond car malgré un manque de visibilité, cette croissance perdure", poursuit Laurent Barle. Julien Bourgeois avance une explication : "Nous produisons certainement moins, mais si nous produisons des produits sains en créant de l’emploi et en ne laissant pas de traces derrière nous, ça n’est déjà pas mal…"

(1) Dite Loi Agriculture et Alimentation, elle impose, à partir du 1er janvier 2022, de faire intervenir 50 % de produits de qualité et durables, dont au moins 20 % de produits biologiques, dans la restauration collective publique.
(2) Qui s’inscrira dans le portail en ligne Agrilocal .

Bio Bourgogne, 19, avenue Pierre
Larousse, 89000 Auxerre
Tél : 03 86 72 92 20
 www.biobourgogne.fr

Anne Jerusalem, vice-présidente du Conseil départemental, présidente de commission, présidente de Yonne Tourisme

"Les pionniers de la "BIO", longtemps considérés comme idéalistes ou marginaux, trouvent aujourd'hui plus d'écoute. Les questions environnementales préoccupent habitants et élus, nous voulons préserver les sols, manger bien et sain. L'enjeu pour le monde agricole est de réussir une transition douce. Le maraîchage, les circuits courts, représentent une des alternatives possibles.”

Anne Jerusalem, vice-présidente du Conseil départemental, présidente de Commission

APRÈS LA CONVERSION, LA CERTIFICATION

La période de transition entre l’agriculture conventionnelle et l’agriculture biologique est de deux ans pour les cultures annuelles (la 3e année, les produits sont certifiés bio) et de trois ans pour les cultures pérennes. Le règlement est européen (logo Eurofeuille) et le cahier des charges, unique dans toute l’Europe, définit les moyens à mettre en place. Certaines certifications ont une démarche qualitative qui va au-delà. Des travaux sont en cours pour identifier les bios se situant dans une démarche globale (humaine, sociale, environnementale).

 

◊ Circuits courts ◊

LES AMAP VALORISENT L’AGRICULTURE PAYSANNE

PANIERS DE SAISON. Les Associations pour le maintien d'une agriculture paysanne (Amap) sont destinées à favoriser l'agriculture paysanne et biologique. Le principe est de créer un lien direct entre paysans et consommateurs, qui s’engagent sur un trimestre à acheter la production à un prix équitable et en payant par avance. Ensemble, ils définissent la diversité et la quantité de denrées à produire pour la saison (fruits, légumes, œufs, fromage, viande…), mais le contenu du panier dépend ensuite des produits arrivés à maturité. La distribution a lieu soit à la ferme, soit dans un point de retrait.

L’Yonne compte une quinzaine d’Amap.

→ Liste sur www.reseau-amap.org/amap-bourgogne.htm

Page mise à jour le mardi 03 mars 2020

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