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Enfance et famille

Enfance et famille

Le Conseil départemental est chef de file de la protection de l’enfance. Il a pour mission d’apporter un soutien aux familles qui rencontrent des difficultés éducatives, et au besoin de protéger les enfants tout en continuant à travailler autour des difficultés rencontrées.

PROTÉGER LES ENFANTS et accompagner les familles

L’AIDE SOCIALE À L’ENFANCE ÉVALUE TOUTES LES INFORMATIONS TRANSMISES au Conseil départemental concernant les dangers potentiellement encourus par un enfant. Elle apporte un soutien matériel, éducatif et psychologique aux familles confrontées à des difficultés risquant de mettre en danger la santé, la sécurité, la moralité des mineurs, ou de compromettre gravement leur éducation ou leur développement. Ce soutien s’étend aux mineurs émancipés et aux majeurs de 21 ans confrontés à des difficultés familiales, sociales et éducatives susceptibles de compromettre gravement leur équilibre. Le Conseil départemental mène en urgence des actions de protection en faveur des mineurs. Son intervention s’opère à deux niveaux. En prévention, avec les actions de la Protection maternelle et infantile (PMI), les interventions à domicile de techniciens de l’intervention sociale et familiale ou d’aides ménagères, les aides financières et l’accompagnement budgétaire des familles. Et en protection, en mettant en place des mesures administratives (avec l’adhésion des parents) ou judiciaires. Celles-ci peuvent prendre la forme d’un accompagnement à domicile (quand les difficultés de la famille permettent le maintien de l’enfant ; l’intervention vise alors à aider les parents à retrouver des pratiques éducatives adaptées) ou d’un accompagnement en hébergement (en travaillant avec la cellule familiale en vue d’un retour de l’enfant à domicile).

INDIVIDUALISER LES MESURES D’ACCOMPAGNEMENT

"Il est plus difficile de faire avancer une famille sur ses modes de fonctionnement quand elle ne vit plus avec son enfant, explique Guénaële Nedellec, directrice Enfance Famille. Le Conseil départemental a donc fait le choix d’augmenter et de diversifier les mesures d’accompagnement à domicile, et de diminuer le nombre de places d’hébergement collectif". Une mesure d’accompagnement intermédiaire a ainsi été créée entre l’aide éducative à domicile (AED) et l’action éducative en milieu ouvert (AEMO), qui sont des mesures d’intervention à domicile légères (1 h à 1 h 30 par mois), et les mesures de placement judiciaires à domicile, très intensives (sur les temps de vie quotidiens). Les accompagnements à domicile sont effectués par les maisons d’enfants à caractère social (pour les enfants confiés au Département, avec donc une solution de repli immédiate en établissement si nécessaire) ou par les travailleurs sociaux du Conseil départemental.

Le Département veille également à favoriser l’autonomie des jeunes pour préparer au mieux leur sortie des dispositifs à leur majorité, et éviter leur basculement dans la précarité. Tous les enfants bénéficiant d’une prestation d’aide sociale à l’enfance ou d’une mesure de protection judiciaire se voient établir un "projet pour l’enfant" construit avec les familles. Ce document les accompagne tout au long de leur parcours et garantit la cohérence des actions conduites.

Dominique Sineau

"L’enfance est une compétence essentielle du Conseil départemental. Elle repose sur la prévention par l’action de la Protection maternelle et infantile, et la protection de l’enfance par une grande diversité de dispositifs permettant un accompagnement adapté à chaque situation".

Dominique Sineau, vice-présidente du Conseil départemental chargée de l'enfance

LES AUTRES MISSIONS ENFANCE FAMILLE

Évaluation et accompagnement des mineurs non accompagnés, évaluation des demandes d’agrément des candidats à l’adoption, accompagnement de l’accueil des enfants adoptés au sein des familles agréées, tuteur ou administrateur ad hoc…

EN CHIFFRES

  • 231 enfants placés en établissement, 15 au centre parental
  • 324 enfants placés à domicile
  • 512 enfants placés chez des assistants familiaux
  • 268 aides éducatives à domicile (AED) et 626 actions éducatives en milieu ouvert (AEMO)
  • 121 mesures de Service d’intervention continue en milieu ouvert (SICMO)
  • 76 majeurs accompagnés
  • 801 mineurs non accompagnés (MNA) évalués, 210 accompagnés
    (Chiffres au 31.12.2018)
Floria Bidouillat

"Grandir en famille d’accueil ne m’a apporté que du bien"

À l’âge de 9 mois, Floria Bidouillat est confiée par la justice au Conseil départemental. Elle est placée au foyer de l’enfance à Auxerre le temps de l’adaptation avec une assistante familiale. À à peine un an, elle intègre la famille de sa "tata", chez qui elle vivra jusqu’à sa majorité, aux côtés de deux autres garçons dans la même situation. "J’ai fait mes études au collège de Chablis puis au lycée de Tonnerre", explique la jeune fille, qui a décroché son bac ES en juin 2018. "Mes parents n’étaient pas aptes à s’occuper de moi et si j’étais retournée chez l’un ou chez l’autre, je n’aurais pas eu ce parcours scolaire". La jeune fille est aujourd’hui en DUT carrières juridiques à Troyes.

Nayla Charles-Félicité

"J’interviens dans les familles sur la base d’un contrat"

Nayla Charles-Félicité est référente éducative en AED (aide éducative à domicile). Cette prestation de l’aide sociale à l’enfance vise à apporter, après évaluation, un soutien éducatif, psychologique ou matériel à des parents qui rencontrent des difficultés dans la prise en charge de leurs enfants. Ceux-ci peuvent avoir été signalés par une information préoccupante ou avoir eux-mêmes sollicité la mesure. "L’AED est une prestation administrative et nous n’intervenons qu’avec l’accord des familles, dans le cadre d’un projet personnalisé de l’enfant qui définit des objectifs", souligne Nayla Charles-Félicité. Le suivi dure entre 3 mois et 12 mois, plus si les situations le nécessitent.

Madame C.

"Grâce à l’éducatrice, nous avons retrouvé la paix"

Lors de sa séparation avec le père de son enfant, Madame C. s’était vu proposer une action éducative à domicile (AED). "J’ai eu peur des mots "aide sociale à l’enfance" donc je ne l’ai pas fait". Il y a un an, débordée par son rôle de mère célibataire d’un pré-adolescent rencontrant plusieurs problématiques, elle franchit le pas. "J’ai demandé l’intervention d’une éducatrice pour que mon fils de 12 ans puisse avoir un espace à lui pour discuter avec une professionnelle, et pour obtenir un soutien à la parentalité. Mon principal souci était de retrouver ma place de femme parce que j’étais une mère à temps plein". L’éducatrice rencontre chacun d’eux toutes les trois semaines. "Elle a respecté nos besoins, notre rythme, nos personnes, et nous a permis d’avancer et d’avoir une vie plus sereine. Je conseille à toute personne ayant besoin d’une aide de faire appel à l’aide sociale à l’enfance, parce que ça soulage vraiment".

◊ LE PLACEMENT À DOMICILE (PAD) AUTONOMIE : UN DISPOSITIF POUR LES JEUNES EN ERRANCE

Le Pad autonomie est en cours de déploiement. Ce nouveau dispositif s’adresse aux mineurs confiés au Département par le juge des enfants ou leurs parents, qui ont connu des parcours ponctués de placements multiples et de mises en échec répétées, ou se trouvant au domicile de leur famille et s’exposant dans des conduites à risques. Il s’agit de proposer aux jeunes un hébergement en autonomie ou en semi-autonomie et un accompagnement spécifique en travaillant à partir de leur errance et sur les différents champs qui leur permettront d’accéder à l’autonomie.

Les Pad autonomie sont issus du redéploiement de places de centres de jour et de maisons d’enfants à caractère social. 13 mineurs et 4 majeurs sont actuellement concernés par ce dispositif.

Page mise à jour le vendredi 29 mars 2019

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