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Covid-19 "Une concertation s’est spontanément mise en place"

Covid-19 "Une concertation s’est spontanément mise en place"

Le Conseil départemental : solidarité et action. Anticipant l’arrivée de l’épidémie dans l’Yonne, le Conseil départemental et ses partenaires institutionnels et professionnels de santé se sont organisés pour faire face au Covid-19. Le Dr Bernard Chardon, conseiller santé du président du Conseil départemental, revient sur un travail collectif.

De quelle façon la lutte contre l’épidémie s’est-elle installée au sein du Conseil départemental ?

DOCTEUR BERNARD CHARDON. Début mars, dès les premières alertes concernant l'épidémie due au coronavirus, le Conseil départemental, par son pouvoir exécutif sous la présidence de Patrick Gendraud, a pris différentes décisions concernant essentiellement la protection de ses agents et cadres de la collectivité. Ainsi la mise en place du télétravail le plus large possible, la protection des collaborateurs en activité sur les différents sites départementaux avec les masques recensés et existants, la distribution des solutions hydroalcooliques et la diffusion des gestes barrières et autres règles d'hygiène.

Mi-mars, ces décisions et recommandations étaient effectives tout en sachant que les actes d'urgence tels ceux concernant la protection de l'enfance et des familles, étaient assurés avec possibilité d’interventions ponctuelles in-situ. La Maison départementale des personnes handicapées (MDPH), fermée au public, fonctionnant en confinement.

Comment l’organisation sanitaire s’est-elle mise en place dans l’Yonne ?

DR BERNARD CHARDON. Sous l'autorité de l’Agence régionale de santé (ARS)-Yonne, une concertation s'est immédiatement et spontanément organisée, impliquant les services d'urgence hospitaliers déjà en place pour recevoir les personnes contaminées, l'Union régionale des professions de santé et le secteur libéral des soins (médecins libéraux, infirmières libérales…), les présidences des Ordres professionnels et la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM Yonne).

Le président de l'Ordre des médecins de l’Yonne, Alain Miard, a mobilisé les médecins retraités pour prêter main forte aux services de régulation des appels téléphoniques, et le Conseil départemental a mis en place une plateforme de délestage sur le site de Perrigny. Le président de l'Ordre des médecins de l’Yonne a également été actif dans l’ouverture du Centre de santé solidarités destiné aux usagers en situation de précarité (1) le 8 avril, dans un premier temps uniquement pour recevoir les appels téléphoniques (la réception du public est différée).

Prescription a été faite par l'ARS aux 210 médecins généralistes du département de consulter essentiellement par téléconsultation ou de programmer des consultations sur agenda partagé ; et d’identifier les consultations dédiés Covid-19 afin d'éviter des contacts de proximité. Quant aux maisons de santé pluridisciplinaires, elles avaient anticipé et s’étaient organisées en privilégiant la téléconsultation (qui démontre dans le cas présent son utilité) et en identifiant des couloirs internes de circulation.

Quels sont les manques à pointer ?

DR BERNARD CHARDON. Un constat a été fait : le manque manifeste de consommables – masques, sur-blouses, sur-chaussures, charlottes… L’ARS Yonne, pivot du dispositif, mais également le président du Conseil départemental, se sont mis en quête de ces équipements précieux tant pour la sécurité des soignants que pour celle des patients. L'effort demandé aux libéraux est conséquent et les infirmières sont bien dépourvues des protections nécessaires. Elles ont reçu tardivement des kits de protection. Quant aux pharmaciens, chevilles ouvrières fondamentales, ils sont soumis à des demandes pressantes du public auxquelles ils sont dans l'incapacité de répondre.

Deux problèmes demeurent (2) : dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), où le confinement simple ou absolu a été la règle (la surveillance est assurée par une veille sanitaire), et chez les aides à domicile, démunies de toute protection (elles ont recours au système-D et petits moyens).

Comment se manifeste la maladie ?

DR BERNARD CHARDON. L'impact infectieux du coronavirus est multiple et on peut le rencontrer chez le porteur asymptomatique, chez le porteur en développement de l’infection (fièvre, asthénie, pneumopathie), chez le porteur d'une forme fruste de la maladie (céphalées, asthénie, pertes sensorielles).

Aujourd'hui, le diagnostic se fait par prélèvement nasal ; il est affirmé par scanner pulmonaire voire autre organe. Le dosage sérologique (recherche des anticorps dans le sang, dosage des immunoglobulines) est en devenir ce jour.

Comment éradiquer la pandémie ?

DR BERNARD CHARDON. Le virus Covid-19 est capricieux, dangereux, sournois… et fragile : sa couronne liposoluble ne résiste pas au savon. Mais il est redoutable par sa contagiosité. S'en éloigner c'est se préserver, mais c'est aussi préserver les autres. Le confinement est la solution aujourd'hui la meilleure pour l'éviter.

L'impatience est compréhensible mais de nombreuses pistes se présentent à nous : traitements antipaludéens, antiviraux, plasmaphérèse. L'évaluation de différents vaccins est en cours. Le traçage numérique (via les smartphones) des patients contaminés est également en discussion.

La pandémie due au coronavirus se présente sous de multiples facettes et la connaissance du Covid-19 et de ses conséquences soulève de multiples interrogations, tandis que son éradication appelle la conjugaison de toutes les forces actives.

(1) Initié par la direction des Solidarités départementales du Conseil départemental, voir article ICI .
(2) Au 9 avril 2020.

Page mise à jour le vendredi 24 avril 2020

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