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Fauchage

Portrait d'agent

Fauchage des bords de routes départementales

Portrait d'agent • Le fauchage des bords de routes départementales est effectué en trois phases afin d’assurer la sécurité des automobilistes tout en préservant la biodiversité.

ASSURER LA VISIBILITÉ sur les routes départementales

DEPUIS 2011, LE CONSEIL DÉPARTEMENTAL A MIS EN PLACE UN FAUCHAGE DES BORDS DE ROUTES DÉPARTEMENTALES EN TROIS PHASES. Celui-ci permet de préserver la biodiversité sur les bas-côtés tout en maintenant la sécurité des usagers. Début mai commence la "passe de sécurité", la seule nécessaire pour la sécurité des utilisateurs du réseau routier départemental. Elle doit être réalisée dans un délai de trois semaines et consiste à dégager les bas-côtés sur une largeur d’épareuse (environ 1, 20 m), les virages plus conséquemment et les intersections sur leur totalité, afin de permettre une bonne visibilité pour les usagers.

TROIS AGENTS PAR ÉQUIPE POUR LA "PASSE À PLAT"

La seconde phase intervient de fin mai à mi-août (9 semaines) et consiste à dégager les bords de routes jusqu’au fossé. Deux tracteurs sont mobilisés pour cette "passe à plat" : un qui coupe sur la largeur de l’épareuse (à 10 à 12 centimètres de hauteur) et l’autre au-delà. Membre de l’équipe fauchage du Centre d’Intervention Technique Départemental (CITD) de Sens (qui entretient 1 100 km de routes départementales, soit 2 200 km de bas-côtés) depuis cinq ans, Martial Picon actionne le bras articulé. Comme lui, tous les agents des routes sont titulaires d’un permis poids lourd et souvent également d’un permis super-lourd.

L’hiver, lorsque la météo l’exige, on les retrouve au volant des engins qui effectuent le déneigement et le salage des routes. Derrière les deux tracteurs, un fourgon accompagnateur sécurise le chantier (l’agent dégage les panneaux à la débroussailleuse). "C’est parfois compliqué avec les automobilistes sur les routes départementales peu larges, souligne Martial Picon. À chaque fois, nous sommes obligés de nous garer et les voitures arrivent vite. Parfois ça passe juste et certaines voitures forcent".

UN TRAVAIL EN COMPLÉMENTARITÉ

La troisième phase du fauchage a lieu de septembre à mars. "Nous dégageons alors tout ce qui appartient au domaine public : plat, fossé et talus", explique Martial Picon. De mars à mai, les agents des équipes fauchage vont renforcer d’autres équipes (1), effectuent l’entretien des tracteurs, des travaux d’élagage (au lamier) jusqu’à 4 ou 5 mètres, le CITD d’Appoigny intervenant pour les hauteurs plus élevées. Comme l’assure Martial Picon, "les journées passent très vite".

(1) Ouvrages d’art, espaces verts, chaussée, signalisation…

L’IMPACT SUR LA BIODIVERSITÉ

Durant trois années (2015 à 2017), avec le soutien du Conseil départemental, plus de 10 000 données sur la faune et la flore ont été collectées par la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) pour étudier l’impact du fauchage différencié. Cette étude a montré les bénéfices pour la flore et les papillons notamment : la végétation est à la fois plus haute, ce qui laisse le temps de la floraison et de la fructification, plus variée en terme d’espèces et avec plus de plantes à fleurs comparé aux graminées. Cette flore riche attire alors plus d’insectes. Les papillons sont ainsi plus nombreux sur les routes départementales que sur les voies communales.

Photos ci-dessus : Martial Picon et ses collègues effectuent la 2e phase du fauchage annuel, qui consiste à dégager les bas-côtés jusqu’au fossé. Ici, le 3 juin 2021 sur la RD 70 à Champigny-sur-Yonne.

Page mise à jour le lundi 28 juin 2021

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