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Assistants Familiaux

Portrait d'agent

Portrait d'agent Assistante familiale

Portrait d'agent • Aurélie Naounou, assistante familiale, a été recrutée par le Conseil départemental en octobre 2018 pour accueillir des enfants confiés au département par la justice.

"Notre métier demande beaucoup D’ADAPTABILITÉ"

UN PETIT GARÇON DE SIX ANS ET UNE PETITE FILLE DE SEPT ANS ONT INTÉGRÉ LA FAMILLE D’AURÉLIE NAOUNOU, assistante familiale dans l’Avallonnais, il y a plus d’un an. Ils font partie des 900 jeunes accueillis par le Conseil départemental, dont 530 chez des assistants familiaux. De surcroît, un peu plus de 1 480 jeunes bénéficient d’un suivi éducatif à leur domicile. Auparavant assistante maternelle, Aurélie Naounou envisageait depuis plusieurs années d’accueillir des enfants à temps plein. 

"J’avais ce désir de m’investir autrement mais mon mari et moi trouvions que nos enfants étaient trop jeunes pour accueillir d’autres enfants dans nos vies. Car ils sont avec nous 24h sur 24, week-ends et vacances compris". Un tel projet doit être mûrement réfléchi , remporter l’adhésion de tous les membres de la famille ; ce dont s’assure la Protection maternelle et infantile, qui délivre l’agrément et effectue les contrôles. L’assistante familiale fait ensuite l’objet d’une formation initiale de 60 heures puis de 240 heures généralement à l’issue de l’accueil du premier enfant.

PRENDRE LE TEMPS

L’arrivée des enfants au sein de la famille marque le début d’un temps d’observation : "Il faut que tout le monde s’apprivoise, apprenne à se connaître, souligne Aurélie Naounou. Nous sommes là pour écouter, apporter un cadre affectif sécurisant et un cadre éducatif. Il faut beaucoup d’adaptabilité dans ce métier, prendre le temps parce que tout ne se fait pas du jour au lendemain. C’est un travail de très long terme pour que les enfants retrouvent confiance dans les adultes et parfois dans les autres enfants".

L’assistante familiale est accompagnée dans l’exercice de son métier par le Conseil départemental. "C’est un travail d’équipe avec l’éducateur référent de l’enfant, les psychologues, avec toute la cellule du Conseil départemental qui existe autour de nous et aussi avec les parents lorsque c’est possible. En ce qui me concerne, cela se passe très bien car ils acceptent le placement, donc l’enfant sent que l’on avance tous dans le même sens pour que le quotidien se passe correctement".

UN CONFINEMENT GUIDÉ PAR LE CONSEIL DÉPARTEMENTAL

La période de confinement s’est déroulée dans l’harmonie : "Nous avons adopté un autre rythme de vie. Nous n’étions pas pressés par les horaires et vivions plus sereinement. Je n’ai pas senti les enfants perturbés par cette période spéciale. Le Conseil départemental a régulièrement diffusé des directives et informations sur notre boîte mail professionnelle pour nous guider".

La fillette, scolarisée en Institut médico-éducatif (IME) n’avait pas d’école à la maison, ce qui n’était pas le cas du petit garçon, élève de CP. "Il a fallu remplacer l’institutrice, ce qui n’a pas été simple parce que ce n’est pas notre métier, mais cela m’a permis d’observer certaines lacunes que je ne voyais pas sur le temps de devoirs du soir". Une nouvelle exigence d’adaptabilité.

Dominique Sineau

"La crise sanitaire que nous traversons a un peu plus mis en lumière la belle mission des assistants familiaux du Conseil départemental, dont l’engagement est admirable. La période de confinement nous a obligés collectivement, équipe de l’aide sociale à l’enfance et assistants familiaux, à réinventer nos modes de communication".

Dominique Sineau, vice-présidente du Conseil départemental en charge de l’enfance

Page mise à jour le mercredi 10 juin 2020

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