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Curiosités naturelles

Fossiles, mégalithes... Retour vers le passé !

Fossiles, mégalithes... Retour vers le passé

Qu'elles soient naturelles ou créées par l'homme, l'Yonne abrite des curiosités parfois méconnues qui racontent l'histoire du département.

DES CORAUX AU CŒUR DE LA VALLÉE DE L’YONNE !

Promeneurs et cyclistes passent au pied des falaises sans se douter qu’ils côtoient un patrimoine géologique exceptionnel ! Dans la réserve naturelle nationale du Bois du parc, à 1,5 km au sud de Mailly-le-Château, la présence de fossiles de coraux rappelle que le département a été enfoui sous les eaux. Au bord de la route longeant l’Yonne, une douzaine de panneaux pédagogiques invitent à une plongée dans l’histoire de la Terre. Un sentier de découverte menant en haut des falaises permet de découvrir également la faune et la flore du site : pelouses calcaires, forêt de plateau et forêt de ravin, très rare dans l’Yonne.

IL Y A PLUS DE 150 MILLIONS D’ANNÉES…

Au Jurassique, l’Europe et donc la Bourgogne étaient situées bien plus au sud, au niveau du tropique du Cancer. La majeure partie de l’actuel territoire français se trouvait sous les eaux d’une mer chaude et peu profonde. Le récif corallien s’est développé il y a 150 millions d’années, notamment dans l’actuelle vallée de l’Yonne. Il y a 65 millions d’années, la mer s’est retirée. Une période tectoniquement active a suivi, avec des alternances de climat très froid et de climat tempéré, et le creusement des vallées actuelles du fait de l’érosion par les rivières. Les roches ont gardé la mémoire de cette histoire…

Squelette calcaire d’une colonie branchue de corail (dit "corail en gerbe").

Squelette calcaire d’une colonie branchue de corail (dit "corail en gerbe").
Photos au-dessus : Diceras, mollusques bivalves entièrement éteints.

INSTALLATION, VIE ET DÉVELOPPEMENT DU RÉCIF

De Châtel-Censoir à Mailly-le-Château, on peut observer la formation de récifs coralliens, qui racontent le cycle de vie de ces colonies d’animaux marins se fixant sur un support. Leur installation à Châtel-Censoir, avec les vestiges de polypiers (1) lamellaires, les premiers à participer à la construction du récif. Leur vie et leur développement à Mailly-le-Château (coraux brisés et inclinés en contact avec la haute mer, c’est l’avant-récif), dans la réserve naturelle du Bois du parc (photo ci-dessus : le sentier de découverte de la réserve naturelle nationale du Bois du parc serpente en haut des falaises) et à la Roche aux poulets (polypiers en gerbe et en boule en position de vie, c’est le cœur du récif), et aux Rochers du Saussois (roche composée de débris de fragments de polypiers, c’est l’arrière-récif). Lieu de promenade recherché, la vallée de l’Yonne est aussi un formidable témoin du passé…

(1) Squelette externe sécrété par le corail.

Informations auprès du Conservatoire d’espaces naturels de Bourgogne, antenne de l’Yonne, au : 03 45 02 75 84
Par courriel : reservenaturelle-boisduparc@orange.fr

→ www.cen-bourgogne.fr

LA MYSTÉRIEUSE ROCHE DU LAVOIR DE DISSANGIS…

Lavoir de Massangis

À l’époque féodale, Dissangis était un petit fief dont les seigneurs portaient le nom. Plus tard, le village fut rattaché aux terres de L’Isle-sur-Serein. Sa curiosité réside dans l’un de ses deux lavoirs, le lavoir de la Roche (dans la Grande rue), de forme octogonale et à impluvium (1). Construit au XIXe siècle par l’architecte Edme Tircuit, il possède une concrétion (2) calcaire au centre du bassin, qui grossit sous l’action d’une eau pétrifiante qui retombe en pluie. Cette eau surchargée en bicarbonate de calcium dissout arrive à l’air libre et libère du dioxyde de carbone. Cette libération entraîne une précipitation de calcaire qui peu à peu a formé une masse mesurant 2 m de haut !

(1) Il est construit à ciel ouvert et son bassin est alimenté en eau de pluie par un toit à huit pans inclinés vers l’intérieur.
(2) Réunion de différents corps chimiques et physiques qui se solidifient ensemble. Les stalactites et les stalagmites des grottes se forment par concrétion.

LES DOLMENS ET MENHIRS DU SÉNONAIS

Dolmens et menhirs du Sénonais

La forêt domaniale de Vauluisant à Saint-Maurice-aux-Riches-Hommes abrite plusieurs mégalithes. Le plus important est le dolmen de Lancy. Classé Monument historique en 1887, il a été restauré en 1931 par la Société archéologique de Sens. La dalle de couverture, longue de 2,70 m et large de 2 m, recouvre une chambre haute d’environ 1 m. Autour du dolmen sont disposés huit blocs de pierre dont la présence interroge. L’absence de fragment osseux au sein de la chambre et de trace visible de cairn ou de tumulus a fait naître l’hypothèse que le dolmen de Lancy n’avait pas de fonction funéraire. Il aurait été un lieu de culte dédié à une divinité oubliée. À une dizaine de mètres au sud-est se trouve le menhir de Lancy, haut de 1,60 m. Le territoire compte aussi les polissoirs de Lancy, de la Pierre-à-l’Eau et du Sauvageon. Ces blocs de roche dure, souvent de dimensions importantes, étaient utilisés par les hommes du néolithique pour polir leurs outils en silex.

De nombreux vestiges de dolmens subsistent dans la forêt de Vauluisant, mais ils ont souffert des outrages du temps et des carriers. Certains disparaissent sous la végétation. Les deux dolmens de Trainel, distants d’une dizaine de mètres, auraient été effondrés à la suite d’une fouille clandestine en 1910. L’un est constitué d’une dalle de couverture en grès de 1,70 m x 1 m. L’autre d’une dalle de 2,30 m x 1,45 m. La chambre de ce dernier aurait contenu des ossements humains. Plusieurs dalles proches du dolmen suggèrent l’hypothèse qu’il s’agirait d’une allée couverte.

→ www.lieux-insolites.fr/yonne/lancy/lancy.htm

→ www.lieux-insolites.fr/yonne/trainel/trainel.htm

Page mise à jour le lundi 01 octobre 2018

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