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rSa : revenu de Solidarité active

La chaîne de l’insertion professionnelle en action

Insertion

Insertion • La chaîne de l’insertion professionnelle s’est déroulée afin d’aider Aline Bajrami à sortir du dispositif RSA (Revenu de solidarité active).

"J'ai trouvé un métier qui recrute et qui me plaît"

"J'aimerais bien travailler sur un centre d'usinage, c'est encore plus intéressant que sur un tour ou sur une fraise". La femme qui prononce ces mots ne se prédestinait pourtant pas à une carrière technique. Lycéenne, à la Guadeloupe, elle projetait de devenir éducatrice spécialisée ou auxiliaire de puériculture. Mais des soucis de santé durant sa terminale ont mis un terme à ses rêves. Arrivée en métropole en 2008 avec sa fille de 2 ans, après des emplois précaires comme employée de maison, des cours de soutien, du baby-sitting, elle a cherché à donner une nouvelle orientation à sa vie. Bénéficiaire du RSA (Revenu de solidarité active), elle fréquente le Phare à Auxerre(1) qui l’inscrit à une formation de 3 mois comportant des ateliers (apprendre à mieux s’exprimer, à se présenter en entreprise…) et des stages de deux semaines en entreprise (Résidences jeunes de l’Yonne, brasserie.)…

À l'issue de la formation, Aline Bajrami a un deuxième enfant. Reconnue travailleuse handicapée (limitation au port de charges) par la MDPH (Maison départementale des personnes handicapées), elle se voit ensuite proposer par Cap emploi(2) un contrat chez Sitaphy, chantier d’insertion subventionné par le Conseil départemental qui fabrique des jouets en bois. "En un an j'ai fait tous les postes, explique-t-elle. Ce que je préférais c'était le chantournage, le rabotage. Florence, ma chef, m’a donné l’opportunité d’évoluer. Les deux derniers mois, elle m'a proposé la scie à ruban et j'ai beaucoup aimé. J'étais la seule femme affectée de façon permanente à ce poste et à la fin c’est moi qui formais des hommes, ce qui était très valorisant. Malheureusement, les contrats sont de deux fois six mois maximum…"

Une formation qualifiante

C'est là qu'a lieu le déclic. "J'aime la production. Partir d'une planche et en fabriquer un jouet m'a ouvert l'esprit sur l'usinage et ses métiers". Elle s'inscrit ensuite chez Id'ées Interim, entreprise de travail temporaire d’insertion(3) par l’intermédiaire de laquelle elle décroche un poste chez Zodiac actuation systems. Elle sort du dispositif RSA. "J'ai travaillé18 mois comme bobinière ; je faisais les roulages de fils de cuivre". Mais l'entreprise débauche et Id'ées intérim conseille à Aline Bajrami d’effectuer un bilan de compétences ; à l'issue duquel elle s'engage en septembre 2015 dans une formation qualifiante d’"opérateur-régleur sur machine à commandes numériques" proposée par le Greta de Sens. "Je suis la seule femme parmi onze participants et ça se passe très bien, souligne-t-elle. J’ai appris l'utilisation des machines et tout ce qui est enseigné m’a confortée dans mes objectifs".

"Je fabrique des châssis de voitures"

Lorsqu’elle est en cours à Sens, l’un de ses collègues habitant Avallon passe la prendre à Auxerre le lundi matin et la dépose chez elle le vendredi soir : "Une chance, comme d'être logée sur place dans une chambre des enseignants" indique-t-elle, reconnaissante. Lors des stages ("trois semaines, puis cinq, dans la même entreprise pour valider le Certificat de qualification paritaire de la métallurgie"), elle se rend chez Benteler Automotive à Migennes en train. "Nous fabriquons des châssis de voitures, ce qui n'a rien à voir avec ce que j'ai fait en cours mais qui me plaît énormément. Ce sont de très grosses pièces, usinées des deux côtés en même temps". Sa seule inquiétude : "Alors que la formation a été faite pour pallier des manques sur ce secteur d'activité, sans l'aide des formateurs nous n'aurions pas trouvé de stage…"

La formation se termine le 12 mai. Aline Bajrami espère ensuite trouver un emploi dans l’usinage. "Si c'était chez Benteler ce serait l’idéal" glisse-t-elle, en forme de vœu. Elle tient à encourager les personnes qui, comme elle, à un moment ou à un autre ne voient plus les perspectives : "Le bilan de compétences m’a permis de confirmer la direction que je voulais prendre. Les ateliers et tests me ramenaient toujours dans le secteur de l’usinage, de la production". Et aujourd’hui elle s’est donné les moyens de réussir dans cette voie.

(1) Structure dédiée à l’emploi et à l’insertion professionnelle.
(2) Organisme de placement spécialisé au service des personnes handicapées
(3). Insertion par l’activité économique : par le biais de l’intérim, amener les salariés à travailler un projet professionnel et lever leurs freins d’accès à l’emploi. Suivi des personnes de deux ans maximum. 129 salariés en parcours et 80 % de sorties dynamiques en 2015.

Page mise à jour le mardi 22 mars 2016

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